Le marché immobilier ancien tourne encore à plein régime …

Le marché immobilier ancien tourne encore à plein régime …

Le bilan du premier semestre 2018 montre des volumes de transactions toujours dynamiques, bien aidés, il est vrai, par des taux d’emprunt revenus au plus bas.

La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) ne craint toujours pas de véritable ralentissement du marché de l’ancien cette année et évoque la possibilité d’assister encore à une hausse des prix, de l’ordre de 2 % en moyenne. Le président de la FNAIM, Jean-Marc Torrollion, parle d’un “atterrissage des volumes avec une dynamique de prix plus sages”. Le bilan du premier semestre 2018 montre d’ailleurs un taux de rotation du parc de logements toujours élevé et un dynamisme des transactions réalisées par les secundo accédants qui reprennent un parcours résidentiel.

Plafond

Avec 950 000 transactions à la fin du mois de juin 2018 (sur un an glissant), la FNAIM note que les ventes de logements ont sans doute atteint un plafond alors que l’année 2017 s’était terminée avec un record proche de 1 million de transactions. Sur un an (de fin juin 2017 à fin juin 2018), les prix au m² ont encore augmenté en moyenne de 4,3 % au niveau national (+ 5,2 % en île de France et + 3,9 % dans le reste du territoire), avec une progression plus soutenue pour les appartements que pour les maisons.

Droit de rétractation

Preuve que le marché immobilier ancien tourne encore à plein régime, en particulier dans les grandes agglomérations, Stéphane Moquet, délégué général du réseau d’agences ORPI, évoque un phénomène nouveau depuis 6 à 8 mois : les acquéreurs qui jouent de leur droit de rétractation. “La pénurie de biens à vendre crée en effet une situation d’urgence chez l’acquéreur qui parfois s’engage rapidement en signant un compromis ou une promesse de vente pour ne pas rater une bonne affaire, mais se rétracte ensuite pendant le délai de rétractation légal de 10 jours qui lui sert alors de délai de réflexion”, explique Stéphane Moquet.

Attentisme des vendeurs

Cette pénurie de logements à vendre dans les zones tendues est aussi à mettre en parallèle avec des vendeurs qui ne se précipitent pas et attendent le plus souvent de trouver le logement qu’ils convoitent avant de mettre le leur en vente. Un cercle vicieux en quelque sorte qu’on observe tout particulièrement à Paris qui est un marché de secundo-accédants.

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