Nouvelles normes thermiques des logements : où en est-on ?

Nouvelles normes thermiques des logements : où en est-on ?

Les nouvelles constructions devront favoriser à la fois l’efficacité énergétique (définie par la lettre E sur une échelle de 1 à 4) mais aussi l’empreinte carbone (définie par la lettre C sur une échelle de 1 à 2).

RT 2012 ou RT2012

La réglementation thermique actuellement en vigueur a pour objectif de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWh/m² par an en moyenne, sur les 5 usages principaux (chaleur, eau chaude, ventilation, éclairage, froid). Une dérogation jusqu’à 57,5 kWh/m² a jusqu’ici été accordée pour le logement collectif. 1510 € : c’est le coût de construction HT au m² d’une maison expérimentale respectant le premier niveau de la RT2020 (EICI). Avec la RT2012, la France dispose d’une réglementation thermique déjà exigeante pour la construction de logements. La prochaine étape sera le label E+C ou “Bâtiments à énergie positive et réduction carbone”, que les pouvoirs publics envisagent à partir de 2020 mais que les professionnels du bâtiment espèrent pour 2021.

Label E+C

Les nouvelles constructions devront favoriser à la fois l‘efficacité énergétique (définie par la lettre E sur une échelle de 1 à 4) mais aussi la réduction des émissions de gaz à effet de serre (définie par la lettre C sur une échelle de 1 à 2). Un logement noté E1 devra par exemple avoir une consommation d’énergie primaire inférieure de 5% à celle fixée par la RT2012. Pour être noté E3, l’amélioration devra être de -20%.

Nouveau périmètre

La réduction de l’empreinte carbone du bâtiment devra désormais porter sur l’ensemble de son cycle de vie, c’est à dire depuis sa construction jusqu’à sa démolition, avec une durée d’étude conventionnelle fixée à 50 ans. Autre nouveauté, l’empreinte carbone sera calculée sur l’ensemble de la parcelle (tout ce qui figure sur le permis de construire). Pour une maison, même la clôture entrera par exemple en jeu et pourra peser dans le bilan carbone.

Energies renouvelables

Pour arriver à un bâtiment à énergie positive, il faudra bien sûr recourir aux énergies renouvelables : panneaux photovoltaïques, chauffe-eau solaire, bois énergie, géothermie (puits canadien utilisé pour rafraîchir ou réchauffer l’air). Pour un immeuble collectif, une partie de la toiture pourra par exemple être dédiée à la production d’électricité renouvelable.

Le béton n’a pas dit son dernier mot

Pour atteindre dès aujourd’hui les niveaux d’ambition qui seront fixés par cette future réglementation, les acteurs de la construction adaptent des solutions existantes, tant au niveau des produits de construction que des équipements. Si le bois prend de plus en plus de place dans la construction, la filière du béton s’efforce d’adapter son offre. Il s’agit par exemple d’optimiser les épaisseurs de dalles en fonction de la structure ou de l’orientation.

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